Le site de l'agriculture et de l'alimentation durable
S'inscrire gratuitement à la newsletter S'abonner au mag Newsletter Mag
Modes de production

Le bio bat des records en 2018

Pesticides

Pour la première fois, un pesticide jugé perturbateur endocrinien est retiré du marché

Communication

Les laiteries ouvrent leurs portes au grand public jusqu’au 5 juin

Politique

Bio, bien-être animal, OGM, pesticides… l’opinion des Français éclairée par un sondage

Labels

Le commerce équitable connaît une croissance « exceptionnelle » en 2018

Modes de production

Ça ne sent pas bon pour les ravageurs de la culture de féverole

La start-up AgriOdor a eu du nez en s'intéressant au piégeage de la bruche, insecte ravageur de la féverole. La méthode utilisée ? Duper l'odorat du coléoptère avec des kairomones dont l'odeur est proche de celle de la plante. Plus besoin d'insecticide contre la bruche…

Par Eloi Pailloux - Publié le 03/06/2019 à 13:55

Commenter

Partager :

Le biocontrôle gagne du terrain. La dernière enquête sur l’utilisation de cette famille de solutions visant à protéger les cultures en s’appuyant sur des mécanismes naturels, publié en janvier 2019, établissait à 44 % la part des agriculteurs y ayant recours. Une moyenne stimulée par les cultures maraîchères (53 %), la viticulture (74 %) et l’arboriculture (82 %). Mathématiquement, les chiffres sont plus faibles dans les autres filières, notamment les grandes cultures de plein champ.

La bruche, pas en odeur de sainteté dans les parcelles

La start-up AgriOdor veut contribuer à inverser cette tendance. Elle travaille notamment sur la protection de la féverole contre un insecte particulièrement préjudiciable, la bruche, qui endommage les graines. La faiblesse de ce coléoptère ? Il mise beaucoup sur son odorat. En fabricant des pièges à base de kairomones dont l’odeur est très proche de celle de la féverole, AgriOdor permet aux agriculteurs de dérouter le ravageur. Un bon moyen de supprimer les passages d’insecticides sur la culture.

Un regain d’intérêt pour la féverole

Et de renforcer le profil très « durable » de cette culture, qui reste marginale avec seulement 64 000 ha en France en 2018. Issue de la famille des légumineuses, elle présente naturellement différentes caractéristiques intéressantes : capable de fixer l’azote de l’air, elle ne nécessite pas d’engrais azoté, intrants dont l’empreinte énergétique et les émissions de gaz à effets de serre ne sont pas neutres. La manière dont elle étouffe les mauvaises herbes permet de limiter les quantités d’herbicides utilisées : un plus qui en fait une culture très « bio » compatible.

Mais, comme beaucoup de cultures au profil agroécologique ayant aujourd’hui le vent en poupe, la féverole ne bénéficie d’un accompagnement technique aussi avancé que les cultures « majeures ». Le travail d’AgriOdor offre aux producteurs un outil de plus pour s’orienter vers la féverole.

Ils vous intéresseront peut-être

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *