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Des exploitations agricoles de l'Île-de-France aux robinets des parisiens, il n'y a qu'un pas ! Pour que les agriculteurs privilégient des pratiques respectueuses du milieu aquatique sur les zones où est puisée l'eau approvisionnant la capitale, la régie Eau de Paris lance un système de contractualisation avec eux. Explications.

Par Stéphanie Ayrault - Publié le 24/02/2020 à 12:49

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La régie de la ville de Paris chargée de l’approvisionnement en eau de la capitale, Eau de Paris, se tourne vers les agriculteurs. Le 17 février, Eau de Paris annonce en effet la mise en place d’un système de paiements dédiés aux exploitants franciliens, doté de 47 millions d’euros, visant à accompagner des changements de pratiques favorable à la qualité de l’eau.

Dans le viseur de cette initiative : les fameux nitrates, dont la présence dans l’eau est notamment liée aux pratiques de fertilisation des parcelles. Une partie de la rémunération sera conditionnée à l’atteinte d’un objectif de résultat concernant leur concentration dans l’eau. La réduction d’usage des fertilisants azotés n’est toutefois pas le seul moyen de progresser. Le remplacement de cultures par des prairies est par exemple encouragé, tout comme la conversion en bio.

« Pérenniser les pratiques favorables à l’eau »

Depuis deux ans, ce dispositif de paiement a été conçu en lien avec l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), et des agriculteurs locaux. Le type de production et le contexte de chaque exploitation sont des critères pris en compte : grandes cultures, élevage, exploitations en agriculture biologique, protection des zones très sensibles. Quelque 200 exploitations devraient bénéficier du dispositif, qui concernera environ 87 000 hectares. Eau de France précise que les contrats signés avec les agriculteurs porteront sur de longues durées, 6 à 7 ans, pour pérenniser les pratiques favorables à l’eau.

Cette initiative est dans la lignée des « paiements pour services environnementaux » sur lesquelles travaillent les Agences de l’eau.

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