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Des premières moissons en demi-teinte

Durant l’été, les moissonneuses-batteuses s’activent dans les champs ! Les rendements de cette année ne sont pas très bons, mais l’événement demeure un point fort du calendrier agricole. Retour sur l’expérience d’Elise Terres, une jeune agricultrice audoise de 20 ans, qui réalisait cet été ses premières moissons.

Par Laure Hänggi - Publié le 30/07/2020 à 16:13

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Si la période estivale est synonyme de vacances pour beaucoup, dans les champs, les moissons battent leur plein. La récolte du blé, de l’orge ou du colza est un des temps forts de l’été pour les agriculteurs ! Mais cette année, les résultats ne sont pas très bons. La météo capricieuse de ces derniers mois a pesé lourd sur les cultures, et les rendements flirtent par endroits avec les chiffres de l’année catastrophique dans le Sud de 2018 . « Pour commencer, ce n’est pas l’idéal », admet Elise Terres, qui réalisait justement ses premières moissons. La jeune agricultrice de 20 ans est installée depuis décembre 2019 à Castelnaudary, dans l’Aude. Elle cultive du blé dur, du blé tendre et du tournesol sur les 70 hectares de son exploitation, selon les principes d’une agriculture raisonnée. « J’ai pris la suite de l’exploitation de mes grands-parents, c’est ce que j’ai toujours voulu faire, c’est un patrimoine familial », explique l’agricultrice, qui travaille également avec son oncle.

Optimisme et détermination

Si les conditions ne sont pas idéales, Elise Terres n’est pas peu fière d’avoir conclu ses premières moissons. « Je transportais déjà les céréales de l’exploitation avant de m’installer, mais désormais c’est vraiment le fruit de mon travail ! » La jeune agricultrice est consciente des défis qui l’attendent, avec en premier lieu les aléas climatique. « Mon seul patron, c’est la météo, qui décide de tous dans les champs. Si le climat se dérègle trop, il faudra s’adapter. » Un contexte complexe qui n’entame par l’optimisme et la détermination de l’exploitante. Comme en témoigne sa réaction aux critiques parfois formulés à l’encontre des agriculteurs. « Notre métier est de nourrir la population, mais nous façonnons aussi le paysage, souligne-t-elle. Nous travaillons avec la nature, nous n’avons donc aucun intérêt à la détruire. » Objectif, désormais, pour Elise Terres : vendre ses récoltes au meilleur prix, pour compenser les rendements en demi-teinte de cette année.

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