Le magazine de l’agriculture durable
S'inscrire gratuitement à la newsletter S'abonner au mag Newsletter Mag
Élevage

Peste porcine africaine : pour préserver ses élevages, la France ferme ses frontières… aux sangliers

Politique

Pesticides et ZNT, le monde agricole insatisfait menace de représailles contre… les stations d’épuration

Pesticides

Derrière la hausse des ventes de pesticides en 2018, plusieurs explications et tendances

Rétrospective

2019, une année d’actualité agricole sur notre site

Politique

Pesticides, insatisfaction générale sur les « zones de non traitement » fixées par le gouvernement

Recyclage

Île-de-France, une farine riche en protéine et issue… de brasseries

Malt = bière + farine ! L'entreprise Les Drêcheurs urbains revisite l'équation des brasseries parisiennes et de la proche couronne en récupérant l'un des coproduits de la bière, pour produire de la farine. Un concept d'économie circulaire récompensé par le concours « Créatrices d'avenir » fin novembre. Explications.

Par Eloi Pailloux - Publié le 05/12/2019 à 09:04

Commenter

Partager :

La filière des brasseurs de Paris et de la petite couronne ajoute une corde « économie circulaire » à son arc ! Une bonne raison de plus de commander une petite pinte, ou plus globalement de consommer de la bière (avec modération !), pour les Parisiens… Sur une idée développée par l’entreprise Les Drêcheurs urbains, l’un des coproduits de la bière, les drêches, ont désormais une seconde vie. « En milieu rural, elles sont valorisées en compost ou alimentation animale, explique Lise Couturier, cofondatrice de l’entreprise. En ville, cela devient malheureusement un déchet à évacuer. » Pour Les Drêcheurs urbains, ce résidu humide du malt, issu du brassage de la bière, devient la matière première d’une farine spéciale avec un taux de protéine (plus de 20 %) supérieur à une farine traditionnelle (10 %).

Chaque jour, environ dix tonnes de « déchets » peuvent devenir « matière première »

« Pour 33 centilitres de bière, 100 grammes de drêches sont produites, soit 30 grammes de farine », précise Lise Couturier. Pour quels débouchés ? Possiblement les mêmes que pour la farine de blé, à laquelle elle peut se substituer jusqu’à 75 %, selon les produits, tout en augmentant la quantité de fibres diététiques et en réduisant l’apport calorique. « Nous pensons fournir des particuliers et des professionnels, en boulangerie, restauration ou biscuiterie », explique Lise Couturier.

Démarche déjà récompensée

La démarche est dans sa phase pilote. Lise Couturier et son associé Benoit Cicilien cherchent encore à caractériser les débouchés possibles pour chaque type de malt/drêches. Au-delà de la farine, deux autres voies sont possibles : un engrais riche en azote, pour les particuliers, ou un biomatériau dont un designer est déjà client pour la fabrication de meubles. Les Drêcheurs urbains espèrent acquérir les installations logistiques pour rapidement concrétiser le projet, avec un objectif de 300 kg de drêches humides transformées chaque jour la première année, sur les quelques 10 tonnes produites sur les brasseries de Paris et la petite couronne.

Le 27 novembre, « Créatrices d’Avenir », concours dédié à l’entrepreneuriat des femmes franciliennes, organisé par Initiative Île-de-France, a distingué la démarche pour son édition 2019, parmi plus de 300 candidatures reçues. Les Drêcheurs urbains a reçu le prix du public, suite au vote des internautes.

Ils vous intéresseront peut-être

Une pensée sur “Île-de-France, une farine riche en protéine et issue… de brasseries”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *