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Les sécheresses pèsent lourd sur le stockage du carbone

Une série d’études s’est intéressée à l’impact de la sécheresse de 2018 au niveau européen. La capacité d’absorption des puits de carbone et les rendements ont été fortement touchés. Suite à ces résultats, le Cirad va mener des travaux pour davantage anticiper les effets du changement climatique en agriculture.

Par Laure Hänggi - Publié le 01/10/2020 à 18:56

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Des précipitations inférieures de 80 % à la normale, des températures record, des incendies, etc. En 2018, la sécheresse a très durement touché le continent européen. Pour appréhender plus précisément l’impact de ce phénomène sur l’agriculture, plus de 200 scientifiques européens ont été mobilisés. En France, plusieurs unités du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) étaient partenaires. Selon ces travaux, publiés le 7 septembre 2020 dans Philosophical Transactions B, les rendements auraient chuté de 40 % en Europe du Nord et de l’Est.

Vigilance sur les forêts

La capacité de stockage du carbone des écosystèmes a également été mise à l’épreuve. Les puits de carbone auraient ainsi baissé de 20 %, notamment les forêts qui pour se protéger de la chaleur ont réduit leur capacité d’absorption de dioxyde de carbone. Une étude publiée dans Science en mai affirmait ainsi qu’environ trois quarts des forêts tropicales seraient en passe de devenir émettrices de carbone à cause du réchauffement climatique.

En 2018, les tourbières réhumidifiées auraient davantage tenu le coup. Une « bonne nouvelle » pour les scientifiques, car cette méthode est très utilisée pour atténuer les conséquences du changement climatique.

Avoir une approche sur l’année

Les travaux insistent enfin sur la nécessité de prendre en compte les conditions climatiques du printemps et de l’hiver pour comprendre les réactions de la végétation à une sécheresse estivale. « Si la communauté scientifique pouvait prévoir ces sécheresses et leurs conséquences plusieurs mois avant leur apparition, cela favoriserait l’adaptation au changement climatique », remarque Wouter Peters de l’université de Wageningen aux Pays-Bas.

Des travaux dans d’autres régions

L’Europe est loin d’être le seul continent à subir les conséquences du changement climatique. Pour permettre de mieux anticiper ces phénomènes climatiques extrêmes, le Cirad va développer des approches, notamment en Afrique et en Amérique du Sud. « Identifier précisément leurs causes pour pouvoir les anticiper et comprendre les implications de telles anomalies climatiques sur la production et les marchés agricoles sont des enjeux centraux pour assurer la sécurité alimentaire des prochaines décennies », explique le Centre de recherche sur son site.

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