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Loi Climat, CIWF formule quatre propositions pour l’élevage

Pour l'ONG CIWF, militant pour le bien-être des animaux d'élevage, la loi Climat, qui doit être débattue le 29 mars à l'Assemblée nationale, n'est pas au rendez-vous sur la question de l'élevage. Dans un communiqué du 19 mars, l'ONG propose quatre mesures à intégrer au texte de loi pour amorcer une réelle transition des modes d'élevage.

Par Sabrina Beaudoin - Publié le 25/03/2021 à 15:57

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Selon un sondage mené en février 2021 par Harris Interactive, 83 % des Français souhaitent que l’élevage industriel soit limité et 88 % d’entre eux attendent des mesures de soutien au développement de modes d’élevage durables. L’ONG CIWF s’appuie sur ces statistiques pour rappeler que la loi climat et résilience, qui sera débattue à l’Assemblée nationale le 29 mars, écarte la question de l’élevage dans son volet alimentation. « Si la question de la transition vers la fin de l’élevage intensif et vers des systèmes agroécologiques ne se pose pas dans le cadre de cette loi, quand se posera-t-elle ? », s’interroge l’organisation.

Réduire l’empreinte écologique de l’élevage

Dans ce contexte, l’ONG formule quatre propositions qu’elle souhaiterait voir intégrer dans le volet « se nourrir » de la loi quatre mesures. CIWF propose ainsi « d’augmenter la part des produits issus d’élevages agroécologiques en restauration collective » et « d’exclure les productions d’élevage les plus intensives des 50% de produits durables ». Un pied-de-nez à l’arrêté du 25 janvier dernier qui a rendu possible l’accès de volailles standards à ce marché. Autre mesure proposée : expérimenter l’étiquetage des modes de production des produits issus de l’élevage, comme c’est aujourd’hui le cas pour les œufs.

L’organisation préconise par ailleurs de soutenir les systèmes agroécologiques en subventionnant les bonnes pratiques et le respect du bien-être animal et en interdisant progressivement les systèmes d’élevage respectant le moins le bien-être animal.

Vers des régimes alimentaires moins carnés

Enfin, l’ONG souhaiterait introduire un objectif de 20% de réduction de consommation de produits issus de l’élevage en 2030, et pérenniser l’alternative végétarienne quotidienne dans les cantines à partir de 2025 (ou bi-hebdomadairement pour les cantines sans option).

Si CIWF rappelle que les impacts de l’élevage intensif sur l’environnement sont non-négligeables, la structure insiste également sur les bénéfices de systèmes moins intensifs sur la biodiversité et le stockage du carbone dans le sol de l’élevage.

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