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La Haute valeur environnementale veut devenir le grand signe de qualité à côté du bio

L'Association nationale pour le développement de la Haute valeur environnementale (HVE) a été créé en 2017. Pour Campagnes et environnement, le président de l'association, Jean-Jacques Jarjanette revient sur l'essor de la HVE, certification publique, et le rôle de cette association.

Par Eloi Pailloux - Publié le 28/10/2019 à 10:05

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Campagnes et environnement : Dans quel contexte vous êtes-vous intéressé à la HVE ?

Jean-Jacques Jarjanette : La confédération des Vignerons indépendants de France dont je suis le directeur général, a toujours pris en compte la durabilité de la production viticole. Quand la certification environnementale a émergé, en 2012, nous avions notre propre cahier des charges lié à la préservation de l’environnement. Il était très pointu, mais malheureusement confidentiel. À cette époque, tous les groupements et filières tentaient de lancer leur propre signature. Nous nous sommes dit qu’une évaluation externe, cette fois ci à caractère public et surtout transversale à toutes les filières, à l’image du bio, seraient pertinente. C’est ainsi que nous avons commencé à développer la HVE, plus haut niveau de la certification environnementale.

C&E : Comment avez-vous procédé ?

J-J. J. : La certification environnementale est le fruit du Grenelle de l’environnement de 2007. Le dispositif a été lancé en 2012, mais dans un premier temps, n’a pas rencontré de véritable écho sur le terrain. Les Vignerons indépendants se sont impliqués, avec l’objectif d’en faire le deuxième grand signe de qualité avec le bio. C’est par exemple notre confédération qui a demandé au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll à l’époque, de créer un logo pour la HVE en 2015, pour mieux valoriser les produits issus des domaines viticoles certifiés. Nous avons ensuite démarché d’autres filières agricoles, mais aussi les enseignes de la grande et moyenne distribution pour assurer débouchés et visibilité. Les États généraux de l’alimentation, en 2017, et la loi qui en est issue, a donné une caisse de résonance à la HVE, en en faisant un signe de qualité à privilégier dans la restauration collective. C’est en cette année 2017 que l’association pour le développement de la HVE est née, sous l’égide de la secrétaire d’État au sein du ministère de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson.

C&E : Quelles sont les missions de cette association ?

J-J. J. : Notre mission est de favoriser la diffusion de la démarche dans le maximum de filières et d’assurer sa promotion auprès du grand public. Il est aussi de créer et animer le lien entre les filières agricoles, la distribution et les ONG. À titre d’exemple, nous échangeons aussi beaucoup avec la GMS notamment, en leur recommandant de valoriser les produits issus de fermes HVE, avec un prix supérieur de minimum 10 % et souvent plus en fonction des filières. Car ne l’oublions pas, l’objectif de la démarche doit être double : un impact de masse sur la préservation de l’environnement mais aussi la valorisation des productions de toutes les exploitations qui s’engagent.

C&E : Une concurrence bio/HVE est-elle à craindre ?

J-J. J. : Clairement non, les deux démarches ne sont en rien concurrentes mais complémentaires. Beaucoup pensent qu’elles représenteront à terme chacune un tiers de l’agriculture française, en laissant évidemment une place pour l’agriculture conventionnelle sur le dernier tiers. Le cabinet Deloitte a étudié cette hypothèse et conclu que ce scénario était réaliste. C’est d’ailleurs le sens de l’engagement de Vignerons indépendants. On ne peut d’ailleurs pas être accusés de vouloir concurrencer le bio : si 17 % de nos 7 000 adhérents sont déjà certifiés HVE, 32 % le sont en bio…

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