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La baguette à 29 centimes de Leclerc ne passe pas au sein du secteur agricole

L'annonce de la promotion d'une baguette vendue à 0,29 € chez Leclerc a suscité un tollé au sein du secteur agricole. De nombreuses organisations s'insurgent du prix annoncé, quelques mois seulement après la promulgation de la loi Egalim2, visant à protéger la rémunération des agriculteurs, et alors que le cours du blé s'envole.

Par Laure Hänggi - Publié le 13/01/2022 à 17:08

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Protéger la rémunération des agriculteurs, c’est l’objet de la loi dite « Egalim 2 », promulguée en octobre 2021, répondant à une préoccupation majeure du secteur agricole. « Cette nouvelle loi permettra à l’agriculture de redevenir ce qu’elle devrait toujours être : un métier d’avenir où la création de valeur pour nos agriculteurs est centrale » avait réagi à cette occasion Julien Denormandie, le ministre de l’Agriculture. Dans ce contexte, l’annonce le 11 janvier par Michel-Edouard Leclerc, à la tête de l’enseigne de grande distribution éponyme, de la mise en vente de baguettes à 29 centimes (voire 27 ou 23 cts dans certains magasins) a retenti comme un coup de tonnerre. Alors que le prix du blé a grimpé de 25 % en un an, et que les coûts de production s’envolent, l’annonce de la commercialisation pendant six mois d’une baguette trois fois moins chère que la moyenne, et promue dans une campagne de communication dédiée, a du mal à passer.

Le monde agricole vent debout

« Le groupe Leclerc annonce des prix volontairement destructeurs de valeur, fustigent dans un communiqué commun l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), Intercéréales, l’Association nationale de la meunerie française, la FNSEA et la Confédération nationale de la boulangerie française. Alors même que le savoir-faire et la qualité de la baguette française sont en passe d’être reconnus par l’Unesco, l’excellence des agriculteurs, des collecteurs, des meuniers et des boulangers, que le monde nous envie, est bradée. »

Leclerc ne veut pas de polémique

Interrogé par nos confrères de chez Capital, Michel-Edouard Leclerc assure « ne pas souhaiter faire de polémique », et vouloir, dans un contexte d’inflation, préserver le pouvoir d’achat des consommateurs. Des arguments qui risquent de ne pas peser très lourd compte tenu de la colère déclenchée par l’annonce de cette baguette à prix cassé.

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