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C'est le 11 juillet que le comité national de l'agriculture biologique de l'Institut national de l'origine et de la qualité (Inao) doit trancher la question des serres chauffées en bio. Les acteurs du monde agricole, divisés, tentent de faire valoir leurs arguments.

Par Eloi Pailloux - Publié le 09/07/2019 à 15:58

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La température monte, autour de la question de l’utilisation de serres chauffées dans la filière bio. Le secteur agricole est scindé en deux, et chaque camp martèle ses arguments à l’approche du 11 juillet. C’est à cette date que le comité national de l’agriculture biologique de l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) doit trancher la question : la France va-t-elle interdire cette pratique, pourtant autorisée dans le cahier des charges bio européen ?

80 000 signataires pour la pétition des opposants

Si les communiqués se sont multipliés, depuis plusieurs semaines, les parties prenantes de ce dossier se veulent actifs au-delà du débat. Le Réseau action climat (RAC), la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH), Greenpeace France et la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), fermement opposés aux serres chauffées, ont lancé une pétition citoyenne qui rassemble à ce jour 80 000 signatures. De nombreux chefs ont choisi d’afficher leur soutien à cette initiative.

Les partisans des serres chauffées ne sont pas en reste. Selon la Fnab, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) et Coop de France ont suggéré à l’Inao un compromis en intégrant dans le cahier des charges des tomates bio une possibilité de commercialisation le jour du printemps, le 21 mars. « Ce n’est pas un compromis, proteste Jean-Paul Gabillard, secrétaire national légumes de la FNAB. Cela signifierait de planter en janvier, et de chauffer les serres sur trois mois complets. »

Didier Guillaume se dit opposé aux serres chauffées

Les partisans du chauffage des serres évoquent essentiellement le risque, en cas d’interdiction, de créer une concurrence déloyale : les autres États membres de l’Union européenne qui y ont recours pourront imposer leurs produits au marché français avant l’été, moment où les légumes bio français gagnent les étals. Pour eux, il faut une interdiction européenne, ou pas d’interdiction du tout. « Seuls les Pays-Bas, la Belgique et dans une moindre mesure d’Allemagne, ont recours à ces serres en Europe, proteste Jean-Paul Gabillard, secrétaire national légumes de la FNAB. Or, les produits importés hors-saison viennent d’ailleurs, d’Espagne et du Maroc. »

Le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, de son côté, se dit contre les serres chauffées en bio, balayant l’argument des importations : selon lui, il faut s’efforcer de réduire la demande de produits hors saison, d’où qu’ils viennent, et prône donc des efforts pour « une meilleure éducation du consommateur ».

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